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18 février 2008 1 18 /02 /février /2008 07:24
Qui ne connaît pas le graal, coupe qui aurait recueilli le sang du Christ, ou émeraude tombée du front de Lucifer ? On entend ici ou là que le graal est caché quelque part en occitanie, qu'il aurait appartenu aux cathares ou aux templiers. Histoire ou légende? Menons l'enquête.


I. Le graal : les origines.

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Une seule chose est sûre à propos du Graal : aucun texte n’utilise ce mot avant le roman de Chrétien de Troyes, Perceval, au XIIe s. Le poète champennois, sans doute d’origine juive comme l’indique son nom (« chrétien »=converti au christianisme), nous raconte comment Perceval, jeune chavalier naïf et sauvage, y fit son apprentissage de la chevalerie.
 
Le Graal de Chrétien.
 
Son inexpérience cause plusieurs catastrophes : ainsi, sa mère lui ayant recommandé d’êre galant avec les dames, il violente une jeune femme qui est ensuite accusée d’adultère… Il entre à cheval dans la grande salle de parade du roi Arthur, etc. Et finalement, au cours de sa quête, il arrive dans un château où le reçoit la cour d’un roi invalide. Il assiste à une étrange cérémonie au cours de laquelle est apporté un graal (et non Le graal, point d’une importance CAPITALE) par une jeune fille, graal dont on sert le roi blessé. Perceval, comme contraint par une force nuisible, oublie de demander ce qu’est l’objet, question qui aurait pu sauver le royaume. Ayant gravement peché par ce silence, il doit subir 5 années d’expiation et d’errance avant de rencontrer un Ermite.
 
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Deux points importants :
 
1. De ce que l’article un est utilisé, on peut inférer que le mot graal n’est pas un nom propre, mais un nom commun : par conséquent, il n’y pas un graal, mais des graals. C’est pourquoi beaucoup d’érudits ont souligné la ressemblance avec des mots comme grasal et gradal, qui signifient plat. Le graal serait donc une sorte de plat à l'origine.
2. Donc, il faut souligner un autre point : le graal n’est nullement une coupe. Il n’a encore aucun rapport avec le Christ, ou avec Lucifer. Ce qui veut dire que ces éléments ne sont pas dans la légende originaire, mais ont été ajoutés après coup, par deux autres écrivains : Robert de Boron et Wolfram d’Eschenbach.
 
Le graal chrétien de Robert de Boron (XIIIe s.).

Cet auteur, dont on pense qu’il a pu être un clerc, a christianisé la légende du Graal. Chez lui, le graal devient la coupe dans laquelle le christ a célébré l’eucharistie, et c’est seulement à partir de lui que le graal rejoint le légendaire chrétien. A ma connaissance, AUCUNE coupe ayant recueilli le sang du Christ n’a été attestée auparavant. Certes, les croisés avaient ramené des ampoules qui contenaient prétendument le sang christique. L’une d’entre elles est conservé à Neuvy St-Sépulcre (près de Nohan), dans une curieuse église de forme circulaire dont la forme rappelle celle de la Rotonde, Eglise du saint Sépuclre qui s’élevait jadis sur le Tombeau du Christ, à Jérusalem. Est-ce une telle relique qui a inspiré Robert ?
 
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Le graal « ésotérique » de Wolfram d’Eshcenbach. 

La légende du Graal se développe à un niveau européen. Elle inspire un trouvère allemand, Wolfram d’Eschenbach, dont le poème Parzifal est certes beaucoup plus fruste que les précédents (le Graal devient une espèce de corne d’abondance emplie de mangeaille), mais contient des éléments propres à flatter les élucubrations de certains ésotéristes. Le graal est à la fois pour lui une espèce de corne d’abondance qui nourrit les chevaliers, mais aussi une pierre étrange, lapsit elixir en latinus macaronicus, émeraude verte dont il est dit qu’elle ornait le front de l’ange Lucifer avant sa chute et sa transformation en diable… 

Apparemment, toute la mythologie wagnérienne du graal s’est construite à partir de ce texte. On y apprend aussi le nom de la mère de Perceval, Herzeloïde, de l’ermite qui le conseille, Trevrizent, du Roi pêcheur Amfortas. Wolfram est également un petit malin : pour faire croire que son récit est plus vrai, selon un procédé courant dans les romans médiévaux, il invente des sources manuscrites à son histoire. Ainsi, il dit la tenir d’un certain Kyot, qui lui-même l’aurait découverte dans les papiers d’un païen Flegetanis. Ce dernier l’a trouvée dans un manuscrit en Espagne, alors centre intellectuel de premier plan (ce qui justifie que Wolfram y situe la découverte de l’histoire). 

Autre point capital du récit de Wolfram, le château du Graal acquiert un nom : Munsalvache, qui deviendra par la suite Montsalvat. Et ce point, je tiens à la souligner, est une pure invention de Wolfram par rapport au récit de Chrétien, donc n'est pas un élément originel de la légende.
 
II. La quête de la chimère.
 
Le graal aurait pu rester une création littéraire, et l’humanité aurait dormi en paix. Mais, alors que pendant plus de cinq siècles on ne parla pas un seul instant (mis à part certaines reliques) de trouver un graal réel, ce fut encore une fois le « stupide XIXe siècle », siècle prétendu du progrès et de la modernité, qui succomba à la chimère.
 
Le Graal wagnérien de Montserrat (années 1880).
 
Ce sont donc les Allemands qui, avec le récit de Wolfram, disposent du nom du château du graal, Montsalvat. Le texte de Wolfram et l’opéra de Wagner, qui remet le graal à la mode à la fin du XIXe siècle, leur donne une autre indication : Montsalvat serait situé quelque part entre le sud de la France et le nord de l’Espagne. C’est alors que le guide allemand Badecker repère une certaine analogie entre le nom de Montserrat, le célèbre monastère espagnol, et Montsalvat, le château du Graal. Le guide émet le premier l’hypothèse que le monastère espagnol est le château du graal.
 
Hypothèse qui ne résiste pas à l’analyse, pour trois raisons fort simples :
 
1. On ne peut fonder une vérité historique sur un simple rapprochement de deux mots. Sinon le graal peut être aussi bien à Montsaunès, Montsauvy, Montsalut, ou quelque autre nom à peu près proche de Montsalvat… Retenons bien ce point-là : dans cette affaire du graal, les étymologies sont les seules preuves, bien souvent, que les pseudo-chercheurs proposent.
 
2. Monserrat signifie le mont serré, alors que Monsalvat signifierait le mont sauvé : donc l’étymologie n’est même pas bonne. D’ailleurs, il faut souligner que la forme de Montsalvat semble être une invention de Wagner :le texte de Wolfram porte Munsalvache, ce qui est assez différent, et pour le coup complètement dissemblant de Monsalvat. Cela signifierait que Wagner, artiste divinement inspiré, aurait retrouvé seul le vrai nom du château du Graal ? Certes, le wagnérisme a des caractères sectaires, mais pas à ce point-là…
 
3. Est-il besoin de le signaler ? Le texte de Wolfram parle d’un château, tandis que Montserrat est une abbaye… Certes, cela n’arrête pas les tenants de cette hypothèse.
 
Comme dans l’affaire de Rennes-le-Château, les premières étapes de la fabulation posent à la fois le thème principal (le graal est dans le sud de la France) et la méthodologie déficiente (la recherche de pseudo-étymologies) qui vont permettre à une hypothèse de se consolider par de fausses raisons. Nous retrouverons tous ces éléments dans le graal languedocien.
 
Le Graal à Montségur : Antonin Gadal et Otto Rahn.
 

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C’est en utilisant la même non-méthode que deux autres historiens spéculatifs, Antonin Gadal et Otto Rahn vont localiser le graal à Montségur, et en faire le « trésor des cathares ». A ces deux personnages, on doit une grande partie de l’élaboration du sottisier cathare qui s’est maintenu jusqu’à nos jours, et que nous allons égratigner au passage.

Rahn et Gadal, artisans du mythe.
Antonin Gadal était un ancien instituteur, reconverti dans le secteur tourisitique alors en développement (il a longtemps dirigé l’exploitation des grottes de Lombrives). Otto Rahn était un étudiant allemand, qui avait inscrit une thèse en littérature française, dont le sujet était de trouver l’identité de Kyot, le personnage (sans doute imaginaire) dont Wolfram se serait inspiré pour écrire son Parsifal.
Gadal a le premier élaboré l’hypothèse d’un graal cathare, qui aurait été conservé dans la grotte de Lombrives (en Ariège, près de Monségur). Rahn est enuite venu sur place dès la fin des années 1920 pour collecter des matériaux pour sa thèse et est devenu l’ami de Gadal. Celui-ci lui a fait visiter les lieux, les grottes, etc. Pour Gadal, le graal avait été aux mains des cathares. Il était gardé au fond d’un système de grottes, où les cathares était conduit au terme d’une longue initiation de plusieurs années. Il exposa son système à Rahn. De l’avis des spécialistes de l’affaire, Rahn, remerciant mal l’amitié que lui portait Gadal a tout bonnement pillé les travaux de son mentor. Mais, quant à lui, il situa le siège du Graal à Monségur, l’un des derniers bastions cathares, tombé en 1244.
 
Les preuves du graal occitan (Rahn).

Vous me direz : nous avions laissé le Graal à Monserrat. Comment a-t-il fait pour traverser la frontière et se retrouver à Montségur ? Les pseudo-preuves de cette version sont présente dans l’ouvrage de Rahn, La Cour de Lucifer.
1. les preuves de Rahn reposent principalement sur de fausses étymologies. 
Du moment qu’un mot ressemble à un autre, pour lui, cela suffit à prouver l’identité de deux lieux ou de deux personnages.
Pour Rahn, Wolfram se serait ainspiré d’une chanson de geste de Guyot de Provins (Kyot).
Pour Rahn, Montségur est Monsalvat. Car Mont-ségur signifie le mont sûr, et Mont-salvat le mont sauvé : ce qui suffit à Rahn pour affirmer que le castel ariégeois est le château du Graal…
Rahn essaie également de trouver l’identité des personnages : ainsi, Perceval le chevalier gardien du graal serait Raymond-Roger de Trencavel, vicomte de Carcassonne à l’époque de la croisde des albigeois, au motif que Perce-Val (qui perce la vallée) serait proche de Tranca-val (qui tranche la vallée). Voilà de bien belles preuves, et je vous déjà les linguistes s’effondrer de rire.

2. Rahn ajoute une autre preuve, légendaire. 
Il aurait croisé un berger, qui lui aurait raocnté l’histoire d’Esclarmonde, princesse cathare, dont le tombeau, creusé au flanc du pog de monségur, recèlerait le graal.

3. il spécule sur la nature du Graal.
Et enfin, last but not least, la nature du Graal : c’est bien sûr l’émeraude de Wolfram. Les cathares, contrairement au méchants catholiques, adoraient Lucifer, l’ange déchu.

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Les salades de Rahn.
Ce ramassis de salades est une aberration complère pour qui a ne serait-ce les plus faibles notions de méthode historique. Il est par ailleurs infirmé par tous les historiens sérieux du catharisme.

1. Rahn fait trop d’hypothèses : il invente un troubadour, Guyot ; il invente une chanson de geste attribuée audit Guyot, etc… Donc la folle du logis marche à plein régime. Ces allégations sont d’autant plus spécieuses que l’inexistence de ces choses est aussi indémontable qu leur existence…

2. Rahn commet des erreurs historiques. Ainsi, il confond deux personnages qui ont le nom d’Esclarmonde. Par ailleurs, il associe le graal à Trencavel, alors que celui-ci était vicomte de Carcassonne, et que Montségur appartenait à la famille de Raymonde de Péreille.

3. Rahn commet des erreurs linguistiques. Il dit que Trancavel signifie qui tranche la vallée, comme Perceval, alors que cela signifie « qui tranche bien ». Et Montségur signifie le mont sûr, et non le mont sauvé (prétendue étymologie de Mont-salvat).

4. Rahn est un faussaire qui invente des preuves. Un archéologue, Joseph Mandemant, l’a un jour surpris en train de tracer un faux pentacle dans une spoulga ayant servi d’abri aux cathares. Il lui a d’ailleurs, parait-il, administré une correction magistrale… Ce qui n’était pas volé. La pseudo-légende de la tombe d'Esclarmonde serait également une invention de toutes pièces de Rahn, qui l'aurait placée dans la bouche d'un berger pour faire plus authentique.

5. Les élucubrations sur les cathares adorateurs du démon, de Lucifer sont entièrement fausses, comme l’ont prouvé les historiens du catharisme : les cathares n’adoraient pas le diable, c’éatient juste des chrétiens dualistes.
  
Conclusion sur Rahn.

Donc on a en Rahn un magnifique spécimen de faussaire mêlé de manipulateur, digne de figurer aux côtés de Pierre Plantard de Saint-Clair dans la galerie des mystificateurs de première catégorie (voir notre article sur Rennes-le-Château).

Quel est le mobile du crime ? Rahn cherchait avant tout à s’insérer dans les grâces des nazis ou de leur mouvance. Pour lui, les cathares sont en effet des aryens, adorateurs de Lucifer, figure du Dieu solaire originel. La guerre contre les albigeois aurait vu l’opposition entre les judéo-chrétiens (les barons du nord catholiques) et les aryens cathares. Tout cela sent décidément bien mauvais, et il n’est même pas besoin de réfuter ces chimères racistes. Rahn, par ses idées, devait plaire aux nazis, et c’est ce qui est arrivé, puisqu’il fut un temps engagé dans la Waffen SS.
Nul doute que les élucubrations de Rahn, comme son parcours, ne sont pas pour peu dans l’insertion de Montségur dans la mythologie de certains groupuscules d’extrême-droite. Comme dans des légendes délirantes, comme celle qui assure que les nazis ont trouvé le Graal à Monségur, ou qu’Hitler a survolé le château en avion…

Rahn, immanis pecoris custos, immanior ipse.
 
Le graal templier de Montréal de Sos.
 
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Le délire sur les cathares avait déjà atteint des proportions grandioses avec Otto Rahn. Mais attention,

O When the Templars,
O When the Templars go marchin’ in…

Le loufoque n’est jamais très loin !
Les tenants de la thèse du graal templiers ont concentré leur cogitations non pas sur Monségur mais sur un vieux château de l’Ariège, Montréal de Sos. Ce château aurait appartenu jadis à l’ordre du Temple. L’ordre du Temple y détenait le graal, ramené de terre sainte, et y avait organisé des rituels secrets d’initation (rien que ça…) tels que ceux décrits dans le roman de Chrétien de Troyes : on portait ainsi en procession la lance de longin, le Graal et le tailloir.

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Quelle preuve peut-on avoir de telles affirmations ? Tout simplement, une fresque dans un réduit proche du château, et qui montre une épée, une sorte de longue perche, et un soleil qui représenterait la coupe du graal « vue de dessus ». Toute la fiction des rituels, etc. repose donc sur l’analyse de cette fresque en termes de mythologie du graal.
Or, les archéologues sérieux ont réfuté ces élucubrations.

1. Il n’y a jamais eu de templiers à Montréal de Sos. Le château apparteait aux comtes de Foix, qui l’ont ensuite donné aux hospitaliers. Exit donc la thèse du graal des chevaliers du Temple.

2. l’interprétation de la fresque est singulièrement capillotractée : comment voir une coupe dans un simple cercle ? Et la prétendue lance de Longin n’est en fait qu’une épée. Le symbolisme de cette fresque se rattacherait plutôt à des symboles chrétiens relatifs au récit de la passion du christ, comme ceux qu’on voit sur les croix de la région : l’éponge vinaigrée au bout du bâton, l’épée avec laquelle Pierre a tranché l’oreille du serviteur de Caïphe, les clous de la croix, la couronne d'épines, etc. 
 
Conclusion.

Encore une fois, un motif littéraire s’échappe de la fiction, et investit la réalité. Dans l’affaire de Rennes-le-Château, c’étaient les poncifs des romans de chasse au trésor qui semblaient soudain devenir réels grâce aux faux parchemins du sieur Plantard. Ici, c’est un objet fictif, le graal, qui acquiert consistance et plausibilité, avec des preuves pseudo-historiques. J’espère qu’à côté des idioties et des naïvetés qu’on voit souvent sur le pays cathare sur Internet, ce petit espace de lucidité et d’esprit critique sera autre chose qu’un coup d’épée dans l’eau…
 
Le graal est infiniment respectable en tant que symbole de quête de la connaissance. C'est lorsqu'on ignore sa symbolique, et qu'on essaie de le trouver dans la réalité comme une vugaire babiole qu'on court le risque de franchir la ligne rouge de la mystification et du délire. C'est sans doute ce que voulait dire M. Roquebert, l'un des premiers grands historiens du catharisme, lorsqu'il dédicaçait ainsi un exemplaire de ses Citadelles du vertige

A X., 
l'histoire de ces citadelles du vertige
où 'on cherche toujours quelque graal spirituel
(1969).



Bibliographie. 

Richard Hennig, Les grandes énigmes de l'univers. (sur Montserrat et Montsalvat).
Christian Bernadac, Otto Rahn, du catharisme au nazisme (sur Montségur).
Raimonde Reznikov, Cathares et Templiers. (sur Montréal de Sos).
Michel Roquebert, Les Cathares et le graal.

Sources de l'illustration: 

Le livre de Bernadac et celui de Reznikov.
Gallica. 
Cathares.org www.cathares.org

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commentaires

rené 07/05/2017 15:10

vous n’êtes qu'un piètre individu qui ne comprend rien a rien .....

Abellion 26/05/2017 03:29

Vous pouvez ne pas être d'accord. Mais est-ce qu'insulter vous donne le sentiment d'avoir davantage raison ?

Gilles Delatour 14/10/2009 21:13


Une version romancée du tresor des Cathares est disponible a http://www.edilivre.com/doc/12405 En vous souhaitant bonne lecture.


Abellion 14/10/2009 21:41


Ah ! les romans...