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Le Pays cathare ou Languedoc (Ariège, Aude, Haute-Garonne, Tarn)...

Venez y découvrir
les lieux méconnus...

...qui vous parlent de l'histoire, du patrimoine, des légendes du sud de la France.

Un monde si proche et si lointain de châteaux, de villages perchés, de pics et de forêts profondes s'ouvre désormais à vous.



"Les êtres et les choses sont créés et mis au monde non pour la production mais pour la beauté"
Joseph Delteil

 

"Ne soyez pas des régionalistes. Mais soyez de votre région."

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"Celui qui n'a pas de passion, il ne lui sert à rien d'avoir de la science."

Miguel de Unamuno

2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 11:45

Alors que les jours raccourcissent et qu'il fait bon au coin du feu, quel plaisir d'évoquer les légendes et les coutumes d'autrefois... Celles de la Toussaint et du Jour des morts sont étonnantes. On y parle de revenants en procession, d'enfants nés avec la capacité de voir les âmes des disparus... Voici quelques témoignages datés du XIXe s. et du XXe s., qui concernent le Tarn, l'Ariège et l'Aude...

La procession des morts

"La nuit entre la Toussaint et le Jour des morts, les morts sortent du cimetière. Ils reviennent tous et ils vont jusqu'à l'église. Celui qui les rencontre, malheureux !..."

Voilà ce que l'on racontait dans le Lauragais au XXe siècle, d'après les Les grandes heures des moulins occitans de Jean et Huguette Bézian. Les auteurs ajoutent :

"A Castelnaudary, la foire du deux novembre est très importante. Comme on partait très tôt le matin, on était pas tranquilles parce qu'on avait peur de rencontrer la procession des morts".

La procession des morts est également attestée dans la région de Narbonne, avec une mise en garde identique: 

"A minuit les morts sortent de leur couche, tous ! Qu'ils soient couverts de marbre dans le cimetière actuel, oubliés depuis des siècles dans quelque antique lieu de repos devenu de nouveau olivette ou garrigue, isolés et inconnus dans une cachette à la suite d'un crime, tous reviennent pour quelques instants dans notre existence agitée, dans ce village qu'ils habitèrent. Leur procession muette parcourt les rues et les chemins sans toucher le sol qu'elle effleure. Leurs yeux éteints retrouvent un moment la douceur de voir et regardent avec avidité les murs, les toitures, les maisons qui abritèrent les vicissitudes de leur vie terrestre achevée... Malheur au vivant qui sort pendant cette nuit terrible ! Les morts le saisissent. Personne ne le verra plus."  

Le retour des morts est également évoqué dans l'ouvrage de René Milhau, Lo Malhol d'una vida. Le récit concerne le Rialet (Tarn).

  Le jorn dels morts, es dit que cal pas trabalhar. Un esperit fort,  que volia pas escotar aquelis rasonaments, volguet se mudar los gatons et caussiguet just aquel jorn per aquo fa. La nueit tombava qu'era encara per camins et carrieras. Ausiget quicom que zonzonejava : "Zon ! Zon !" en pertot dins l'aire als alentours [...].


Ara, era escur coma de pega, volguet alucar la calelha mas, a cada alumeta que cracava, "Zon!" un buf venia l'atudar. E aget plan grand gaug de trapar una boria que lui balhesse la retira. A miejanueit, lo borratier que l'avia sarrat li diguet :

-Ten, venetz veser.

E per la gatiera, remiravan los morts tots emblancats que passejavan en longa procession en faguent "Zon ! Zon !".

Le jour des morts, il est dit qu'il ne  faut pas travailler. Un esprit fort, qui ne voulait pas écouter de tels racontars, eut envie de déménager et choisit précisément ce jour pour le faire. La nuit tombait qu'il était encore par monts et par vaux. Il entendit quelque chose qui faisait "Zon ! Zon!" partout dans l'air aux alentours [...]
Il faisait noir comme dans un four, il voulait allumer sa lampe mais, à chaque allumette qu'il craquait, "zon !" un souffle venait l'éteindre. Il fut bien heureux de trouver une borie qui lui donne l'abri. A minuit, le bourratier (fermier) qui l'avait recueilli lui dit :

-Tenez, venez voir.

Et par la chatière, ils regardaient les morts tout en blanc qui passaient en longue procession en faisant : "Zon ! Zon !".

   


Eléments récurrents

D'une légende à l'autre, des éléments sont récurrents. Le parcours des morts se fait dans le monde des vivants et emprunte des points de passage obligés (église, village, cimetière). Ce parcours, limité à l'espace public, revêt le caractère ordonné d'une "procession" ; en cela, la société des morts semble imiter celle des vivants.

Pourtant, dans les environs de Carcassonne, une étrange coutume rapportée par Gaston Jourdanne laisse supposer que les morts entraient aussi dans les maisons pour visiter leur famille vivante : 

"Certaines personnes, la nuit qui précède le jour des morts, avaient l'habitude de placer sous leur édredon des châtaignes bouillies. C'était à la fois une offrande aux morts et, de plus, un moyen de détourner l'attention de ceux-ci pour qu'ils ne vous tracassent pas."

A ma connaissance, c'est la seule légende de ce type.

(Cliquez sur les images pour les agrandir)

Se protéger des morts : interdits et rites

Du côté des vivants, il y a une défense absolue, implicite ou explicite, de croiser les morts. La transgresion de cet interdit amène une punition : la plupart du temps, c'est le malheur ou la mort qui est promise. Dans le texte de René Milhau déjà cité, "l'esprit fort", terrorisé, a eu grand-peur ; nul doute que s'il n'avait pas trouvé un abri dans une ferme, il aurait été bien puni de sa mécréance...

Des rituels existaient qui permettaient de se préserver de cette présence menaçante de l'armée des spectres. Ainsi, les sonneries de cloches. Je cite Les grandes heures des moulins occitans :

"J'étais carillonneur, et la nuit du premier au deux novembre, je sonnais le glas le soir, jusqu'à minuit. le matin, le recommençais vers trois heures et demie, jusqu'à six heures, pour pas que les morts fassent une sarabande"

Il est intéressant de noter que le glas est sonné avant minuit et après trois heures trente, aux heures où les vivants couche-tard ou lève-tôt ont le plus de chance de se retrouver sur les chemins. La partie de la nuit qui va de minuit à trois heure et demie est totalement abandonnée aux morts. Ce détail coïncide avec l'histoire rapportée par R. Milhau, où la procession fantômatique  "apparaît" à minuit.


La naissance du messager des âmes

Un autre thème légendaire important lié au Jour des morts est la naissance de l'armièr ou armassiès, souvent appelé "messager des âmes" en français. Le mot armier vient de l'ancien occitan arma, qui signifie "âme". Ce personnage avait une fonction importante dans la société d'autrefois, celle d'apaiser les morts en colère ou tourmentés qui dérangeaient les vivants. On croyait en effet que les morts hantaient leur famille, au point de les tourmenter la nuit (rêves, spasmes, etc). Généralement, l'armier conseillait de faire dire quelques messes pour apaiser les mânes du disparu.

D'après les sources, l'armier naissait la veille du jour des morts, ou encore ce jour même. Ainsi, en Montagne Noire, selon Adolphe de Chesnel (début XIXe s.)

"...on nomme Armaciès celui qui est né le lendemain de la Toussaint, et que l'on suppose alors doué de la faculté de seconde vue."

Dans l'Hérault, selon un témoignage recueilli par J.-P. Piniès:  

"Mon grand-oncle, à Lezignan, était né le jour des Morts et il les voyait défiler dans sa chambre."



Une période privilégiée

Par-delà les légendes particulières, c'est toute la période comprise entre la Toussaint et le jour de Noël qui constituerait un temps privilégié où les morts se manifestent aux vivants. Ainsi, Adelin Moulis écrit, pour le comté de Foix : 

" Mama Jouane dit que maintenant la campagne vide et glacée appartient aux âmes. Elles errent en foule, pareilles à de grands troupeaux sans berger : elles sont mêlées au souffle du vent, aux gouttes de pluie, aux flocons de neige [...]. la nuit, on les entend déranger, en passant, les tuiles sur le toit. 
Heureusement que la Noël est proche ! 
Après la fête de la Nativité, tout rentre dans l'ordre, la terre est rendue aux vivants." 




Origine de ces légendes


Pourquoi de telles croyances ? Les hypothèses sont toujours délicates...

Bien sûr, le Jour des morts (institué au XIe s. par l'Eglise) et la Toussaint (instituée au IXe s.) sont des fêtes chrétiennes. On faisait dire autrefois à l'église des messes pour les âmes du Purgatoire ; l'idée même du Purgatoire, en pays souvent majoritairement catholiques, avait imprégné fortement la tradition orale, et l'armier était le messager des âmes en peine. Toutefois, cette idée de morts "en liberté" semble assez étrangère à la religion conventionnelle. En effet, selon le dogme catholique, si le Jugement dernier est à venir à la fin des temps, la mort est suivi du jugement individuel, aboutissant à l'envoi au paradis, au purgatoire, ou à l'enfer (idée plus ou moins acceptée depuis le XVe s. au moins). Lieux, dont, par définition, il est impossible de s'échapper pour venir hanter les vivants...

Certains ont pensé que ces coutumes avaient des origines païennes, et plus précisément celtiques. L'ancienne fête celtique de Samain est attestée par des documents anciens à la fois en Irlande et en Gaule. C'était une fête religieuse qui marquait le début de l'hiver. Durant cette période, le monde et l'au-delà communiquaient. On n'a pas manqué non plus de mettre en rapport la convergence des croyances liées à la Toussaint et au jour des morts en Languedoc avec celles concernant Halloween en Irlande et en Ecosse, et à postuler une origine celtique commune pour les deux fêtes : Samain toujours, bien sûr.

Qu'en est-il vraiment ? Difficile de le dire ; cet article n'a pas la prétention de trancher une question aussi complexe, seulement de l'effleurer. 

Bref... 

A l'opposé du "déni de la mort" présent dans nos sociétés, nos anciens avaient apprivoisé la crainte de la mort par un certain nombre de récits et de pratiques. Une confontation avec notre temps serait sans doute pleine d'enseignements...

J'en profite pour lancer une petite enquête. Existe-t-il dans vos villes et villages, dans vos régions, des usages liés au Jour des morts et à la Toussaint ? N'hésitez pas à me laisser un commentaire ou à me contacter si vous en connaissez.

Sources

1839. A. de Chesnel, Usages, coutumes et superstitions des habitants de la Montagne Noire.
1899. G. Jourdanne, Contribution au folk-lore de l'Aude.
1935. F. Dezeuze, Souvenirs et gaîtés du terroir narbonnais.
1975. A. Moulis. Croyances, superstitions, observances en comté de Foix.
1986. R. Milhau, Lo malhol d'una vida.
1984. J.-P. Piniès, Croyances populaires des Pays d'Oc.
1994. J.et H. Bézian, Les grandes heures des moulins occitans.

Voir

Un article qui défend la thèse de la filiation Samain - Haloween - Jour des morts

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commentaires

Hélène, le-calame-et-la-plume. 04/12/2009 14:19


Ah, on touche là peut-être une histoire de conviction: il se trouve que pour moi, l'"Enfer" à proprement dire n'existe pas...
Dans le nouveau Testament, il est écrit que l'enfer, c'est de ne pas être sous le regard de "Dieu", et que le Paradis, c'est dans notre monde qu'il existe...
(C'est un avis en tant que cathéchèse; il vaut ce qu'il vaut).
Mourir en pensant que l'on disparaît, br...
Amitiés, Abellion. C'est toujours passionnant de "parler" avec vous; et les coms de vos blogamis enrichissent la réflexion...
Hélène.


Abellion 04/12/2009 14:51


J'aime beaucoup votre manière de lire le Nouveau Testament. Si la peur de l'enfer a traumatisé l'occident pendant de siècles, c'est sans doute aussi que l'on avait perdu de vue ce côté libérateur
du christianisme : l'idée d'un amour inconditionnel de Dieu. Amitiés.


Hélène, le-calame-et-la-plume. 04/12/2009 11:24


Ah... Dire que vous évoquez tous ces lieux dont je suis issue et dont je ne me souviens pas...
Pour la mort, je suis d'accord avec Fée des A: apprivoise-t-on jamais la mort?
Mais elle est d'autant plus angoissante, à mon avis, si elle est cachée et si on croit qu'il n'y a rien derrière?
Amitiés Abellion,
Hélène


Abellion 04/12/2009 11:38


Très intéressant, ce commentaire !

Je dirais que pour le croyant, la mort reste à traverser, l'agonie est parfois aussi difficile à traverses, sinon plus que pour l'incroyant. Rappelez-vous la mort de Claudel, tandis
qu'Anatole France, parfait athée, s'endormait paisiblement. Le croyant peu aussi redouter la punition (l'enfer autrefois, quelque chose de plus diffus de nos jours).

L'espérance de quelque chose peut nous aider à nous familiariser avec l'idée de la mort. Mais il y a aussi, croyant et incroyant confondus, un travail sur soi qui permet d'apprivoiser cette
nécessité de notre condition. Pour cela, les mots de Montaigne, eu soir de sa vie, dans les Essais, sont sans pareils. Il était certainement croyant, mais au lieu de lire les Arts de bien
mourir religieux il avait acquis, par une longue réflexion nourrie de l'histoire des hommes et de sa propre histoire, une familiarité avec la camarde...  C'est là que l'on découvre
que la culture se confond avec la méditation sur notre propre expérience et nous permet de mieux vivre.
Amitiés.


Prométhazine 03/12/2009 23:04


C'est un coin typique de montagne tarnaise, donc forcément beau (en toute objectivité...).
Blague à part, j'aime assez le coin. J'admets cependant mieux connaître les alentours que le village même, où je n'ai jamais pris le temps de m'arrêter. Il me semble que le cimetière, un peu
excentré, se trouve dans un cadre qui incite au recueillement.
La portion du GR du Rialet à Anglès en passant par Bouisset mérite une promenade à pied (surtout à l'automne, dans les hêtraies...), en plusieurs fois bien entendu.
Un peu plus bas, il y a le petit lac du pas des bêtes qui mérite également un détour. On peut voir 2 statues menhirs pas très loin.
Enfin, en se dirigeant vers le Vintrou, il faut absolument, si tu ne l'as jamais fait, aller faire un tour sur le belvédère des gorges du Banquet.

C'est gentil de penser à moi pour le livre...
Amitiés


Abellion 04/12/2009 10:55


Oui, montagne tarnaise égale beauté,c'est aussi sûr que deux et deux font quatre. Je ne manquerai pas de suivre tes conseils et de voir le cimetière, les statues-menhir, le belvédère. J'aime
beaucoup cette région du Tarn qui touche l'Hérault, même si je la connais moins que la Montagne Noire. Merci de partager ta passion !


Prométhazine 02/12/2009 22:54


Je réponds un peu tard (et je m'en excuse...) sur l'ouvrage de René Milhaud : je ne connais ni l'auteur, ni le livre. C'est le fait que soit cité une légende provenant du Rialet qui a attiré mon
attention : je n'avais pas connaissance d'ouvrages traitant de ce secteur de la montagne tarnaise.
Quoiqu'il en soit, ce livre semble introuvable...


Abellion 02/12/2009 23:15


Le coin du Rialet, je ne le connais pas beaucoup, mais au vu de la position de ce village sur la carte, je pense que cela devrait me plaire. Hum, je vais essayer de le chercher sur les sites de mes
bouquinistes préférés. Je vais aussi demander à des occitanistes de mes connaissances. Promis juré, si j'en trouve un, je t'en envoie au moins une copie. Amitiés 


fée des agrumes 23/11/2009 13:17


Nos anciens avaient- ils réellement apprivoisé la mort? j'en doute! Nous sommes en tant qu'humains, quelque soit notre époque confrontés à notre finitude et c'est terriblement angoissant. C'est une
étape terrifiante dans l'évolution de l'enfant que de comprendre ce temps qui s'écoule et qui nous échappe. La différence vient peut être du fait que nos ancêtres étaient en contact direct et
permanent avec la mort quand dans nos sociétés occidentales et "modernes", elle est occultée par des mythes de jeunesse éternelle.
Les hommes aiment marcher sur la tête et ils font ce qu'ils peuvent à toutes les époques avec les moyens qui leur sont donnés par la culture pour tenter de vivre avec leurs angoisses
fondamentales.
Enfin, c'est ce que je pense., rien de plus.
( je reviendrai lire les autres articles plus tard, j'ai du retard à rattraper!)
Amicalement


Abellion 24/11/2009 09:32



Merci Fée, de votre point de vue qui englobe les époques et les temps ! je me souviens aussi avoir pris conscience de la mort tout enfant... Je suis aussi frappé par la volonté de la société
actuelle de nier la mort, comme vous. Ce qui effrayant, ce n'est pas tant de mourir, mais de mourir solitaire sur un lit d'hôpital ou une table d'opération... Sans l'accompagnement social de la
mort qui existait dans les sociétés traditionnelles.

Quant aux mythes de la jeunesse éternelle, ils sont d'autant plus vivace que la scienceetla cosmétique tiennent un pseudo-discours pour la promettre à ceux qui veulent bien y croire, et riquent
fort d'être déçus. Pour plusieurs raisons... D'abord parce que l'oxygène nécessaire à la vie libère dans notre corps des radicaux libres qui détruisent peu à peu nos cellules. Chaque respiration,
bien que nécessaire à la vie, nous rapproche un peu plus de la mort... Aucun sérum ni aucune poudre d'orviétan ne pourra jamais rien changer à cela. Nous sommes programmés pour ne faire qu'un
temps...


Selon moi, il ne faut pas penser toujours à la mort, simplement l'avoir en mémoire pour profiter de chaque instant, travailler et agir sans se laiser gagner par la paresse ou l'inaction.


 


Amitiés.


Amitiés