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6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 18:23

    IMGP5296

  Certains lieux reflètent encore l’éclat des fastes de jadis ; tels des galions engloutis avec leurs trésors, ils renferment le luxe des siècles passés. L’abbaye de Saint-Papoul est un de ces sites privilégiés. Edifiée à la gloire d’un mystérieux martyr, embellie par la volonté des abbés puis des évêques successifs, elle s’orne de plusieurs chefs-d’œuvre dus aux maîtres artistes de leur temps.

 

Franchissons donc la porte de l’ancien réfectoire pour remonter le cours des siècles… 

 

Un saint entre histoire et légende

 

Le personnage à qui l’abbaye est consacrée est des plus mystérieux. Depuis des siècles, les hagiographes se penchent sur les sources pour tenter d’éclaircir les étapes de la vie de Papoul, sans arriver à des certitudes ; loin de moi la prétention de trancher un débat aussi complexe ! Selon la version la plus répandue, né à Antioche entre la fin du IIe siècle et le début du IIIe siècle, il aurait suivi saint Sernin (ou Saturnin) – grec comme lui – à Rome, puis à Toulouse. Un temps collaborateur de Saturnin après son accession à l’épiscopat, Papoul aurait évangélisé le Lauragais et serait peut-être devenu évêque à son tour. Il périt martyrisé sur ordre du Sénat de Toulouse. Selon d’autres sources, Papoul était un ermite du Ve ou du VIe siècle. Bref, les différentes versions ne semblent concorder que par le martyre… A partir de ce matériau très réduit, la légende dorée a brodé un récit merveilleux.   

 

saint papoul abbaye (4)

 

Un martyre sanglant

 

Un manuscrit du XVe siècle rapporte la légende du martyre du saint, que la tradition situe au lieu-dit l’Ermitage, dans le vallon des Arnouls, à 3 kilomètres au nord du village. Jean Rivière donne un résumé du texte.

 

Lorsqu’il vit le glaive des appariteurs, Papoul appuya ses mains et ses genoux sur une pierre qui se trouvait au-devant de lui, et à l’instant, les traces de ses mains et de ses genoux s’y imprimèrent d’une manière sensible. Quand sa tête eut été tranchée, il jaillit une source d’eau vive, à l’endroit où, après sa décollation, le saint martyr, portant cette tête dans ses mains, parvint, sous la conduite de Dieu et avec l’aide de ses anges, pour y déposer son fardeau.

 

De cette source légendaire serait né le petit ruisseau – bien réel quant à lui – qui coule encore aujourd’hui, tout près de l’Abbaye. Quant à l’impression des membres du saint dans le rocher, elle rappelle les récits relatifs au plateau de Saint-Ferréol près de Dourgne (81).

 

saint papoul abbaye (14)

 

Une fontaine miraculeuse

 

La fontaine née à l’endroit où Papoul avait posé son chef était dotée par la tradition de propriétés guérisseuses, et on montrait aux incrédules d’autres signes miraculeux attestant de la véracité du martyre, toujours d’après J. Rivière.

 

La croyance des personnes du pays voit dans la fontaine une pierre rouge, qu’on dit devoir sa couleur au sang du martyr. De plus, les anciennes traditions locales soutiennent qu’au même endroit existerait aussi le tronc de bois sur lequel le saint aurait reposé sa tête au moment du supplice. Ce tronc aurait même été vu, il y a un siècle, rouge encore du sang de saint Papoul.

 

En accord avec les données de la légende, une iconographie spectaculaire se donna pour mission de graver dans les esprits les traits du personnage. Le saint céphalophore était représenté en pied, portant sa calotte crânienne sur la paume de la main, et parfois la mitre épiscopale dans l’autre ; on retrouve cette figuration dans les armoiries du chapitre de Saint-Papoul, mais aussi sur une statue de bois et un vitrail conservés dans l’église. Le culte de Papoul était encore important au début du XXe siècle, où l’on composait à la louange du saint patron des cantiques en occitan. Sa fête est célébrée le 3 novembre.

 

saint papoul abbaye (9)  saint papoul abbaye (17)

 

L’abbaye (IXe – XIIIe siècles)

 

La première abbaye bénédictine fut fondée en ce lieu vers l’an 800, et citée dans un capitulaire de Charlemagne en 817 en même temps que les établissements de Lagrasse et de Sorèze. Sa popularité fut assurée au XIe siècle par la réputation de sainteté d’un de ses abbés, Béranger (mort en 1093), si grande qu’on attesta que des miracles s’étaient produits sur sa tombe. La nouvelle se répandant dans le pays, les foules affluèrent bientôt. En 1119, Saint-Papoul est une dépendance de l’abbaye d’Alet.

 

Le maître de Cabestany

 

L’abbaye présente divers vestiges de l’époque romane (XIe - XIIe siècles) : l’ancien portail de l’église et l’abside sont les plus remarquables. Le portail, aujourd’hui muré, donne sur la rivière et est surmonté d’un chrisme. Les pèlerins de jadis devaient sans doute le franchir pour entrer dans l’église.

 

saint papoul abbaye (6)

 

L’abside (ci-dessus) est ornée de chapiteaux sculptés redécouverts en 1993 et dus au ciseau du maître de Cabestany (XIIe s.), un chef d’atelier catalan connu pour ses personnages aisément reconnaissables à leur visage triangulaire, à leurs yeux effilés en amande avec deux coups de trépan aux coins.

 

saint papoul abbaye (3)

 

Sur l’un des deux chapiteaux, on voit Daniel dans la fosse aux lions où le firent jeter les Babyloniens. Cette oeuvre est d’une grande finesse. Daniel assis en majesté occupe le centre de la composition, entouré de tous côtés par des gueules de lion menaçantes, garnies de crocs acérés mais réduites à l’impuissance ; il fait face au prophète Habacuc, qu’un ange (ou Daniel lui-même ?) tient par les cheveux.  L’image est d’une grande force ; le contraste entre la sérénité du visage de Daniel et l’expression de hargne sauvage des fauves suggère admirablement l’assurance du juste face au péril.

 

Entre autres chefs-d’œuvre, on doit au maître de Cabestany le remarquable sarcophage de l’abbaye de Saint-Hilaire.

 

Un hérétique à l’abbaye

 

Cette abbaye catholique accueillit, vers 1233, la dépouille de Jourdain de Roquefort, grand seigneur de la Montagne Noire et croyant cathare issu d’une famille gagnée à l’hérésie. Un tel événement laisse supposer, selon Jean Odol, une connivence entre catholiques occitans et cathares qui n’a rien d’inexplicable. En effet, les moines étaient probablement eux-mêmes issus des rangs de la noblesse occitane où la prédication des bonshommes trouvait un écho important ; ils faisaient preuve là d’une tolérance qui contrastait avec les exactions des Croisés.

 

saint papoul abbaye (12)

 

Les fastes d’un évêché (XIVe - XVIIIe siècles)

 

Un événement majeur changea le destin de ce lieu. L’abbaye de Saint-Papoul fut érigée en évêché par le pape d’Avignon Jean XXII en 1317. Diverses raisons ont été invoquées par les historiens pour expliquer cette décision pontificale: s’agissait-il de rendre honneur à un saint vénéré et évangélisateur du pays, de limiter la puissance de l’archevêque de Toulouse ou bien de réprimer plus efficacement les restes de l’hérésie cathare en Lauragais, après la chute de Montségur ? Chacune de ces hypothèses a peut-être sa part de vérité. La période épiscopale s’étendit du XIVe siècle à la Révolution ; loin de viser à l’exhaustivité, nous  évoquerons de manière épisodique œuvres et moments marquants.

 

Le cloître

 

saint papoul abbaye (10)

 

Il est d’époque gothique et fut remanié au XVIIIe siècle, pour ce qui concerne les charpentes. Maintes fois dévasté, saccagé, il fut aussi restauré à plusieurs reprises. Parmi les chapiteaux subsistants caractéristiques de l’art du XIVe siècle, certains associent un décor végétal des personnages capuchonnés, tête nue ou couronnés qui en jaillissent ; d’autres représentent de petites scénettes : festin d’Hérode avec Salomé portant la tête du Baptiste, adoration des mages guidés par l’étoile de Bethléem… ça et là, un bestiaire imaginaire de griffons, et même des chimères, comme cette étonnante femme à corps de félin ; le monstrueux et le fantastique font ici le lien entre le roman et le gothique, sous le signe d’un Moyen-âge fantastique.

 

saint papoul abbaye (7)

 

Heurs et malheurs

 

La richesse de l’évêché attira sans doute les routiers, qui le pillèrent en 1361. En 1427, Pierre de Soybert entame un épiscopat de bâtisseur : l’église reçoit une nef unique en berceau brisé, le cloître et l’ensemble des bâtiments sont restaurés. Au XVIe siècle, sous l’influence de Catherine de Médicis, reine de France et comtesse du Lauragais, se succèdent des évêques italiens, dont Bernard de Salviati, qui fut évêque de Saint-Papoul de 1549 à 1561. Le musée conserve encore la splendide chasuble de velours brodé offerte à l’épiscope par Catherine, où dansent arabesques et feuillages fantastiques (ci-dessous). En 1595, l’église et le cloître sont dévastés par des troupes protestantes venues de Castres.

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Un tombeau raffiné du XVIIe siècle

 

 saint papoul abbaye

Il est une merveille de Saint-Papoul dont on parle trop peu. Dans la chapelle de la Vierge (près du chœur de l’église), le tombeau de François de Donnadieu (élevé de 1629 à 1630) est un chef d’œuvre sculpté par le ciseau de Pierre Affre, maître d’atelier toulousain auquel on doit également le retable de Garaison. Le sépulcre de marbre est remarquable à plusieurs titres. D’abord, le spectateur est frappé par la vigueur du ciseau qui a modelé des gueules de lions et d’opulentes guirlandes de fruits, ou encore des pots à feu dont s’échappent les flammes en volutes. Ensuite, le regard est arrêté par le portrait de l’évêque lui-même. Il est représenté en orant, comme en réaction aux tombeaux en gisant des époques précédentes.

 

Une attention particulière a été donnée par le sculpteur à l’expression de la vie intérieure du personnage ; ainsi que l’a remarqué Catherine Bourdieu, le visage du prélat laisse transparaître à la fois « la détermination farouche d’un homme puissant »  et « la sérénité et la plénitude qui conviennent à un évêque ».

 

saint papoul abbaye (1)  saint papoul abbaye (5)

 

Ce monument a souffert du passage des siècles et du vandalisme volontaire ou bien intentionné. Détail amusant autant que désolant, le grave dignitaire a, comme le sphinx d’Egypte, été amputé du bout de son nez. Bien pire, au XIXe siècle, un curé zélé sortit la statue du sépulcre pour le transporter au centre du cloître, où il avait aménagé un calvaire ! Tous les mauvais goûts sont dans la nature…

 

Le palais épiscopal

 

Le palais épiscopal témoigne, par ses dimensions imposantes, de la puissance passée des évêques de Saint-Papoul. Il porte la marque de plusieurs restaurations. Dans son état actuel, il est organisé autour d’une cour intérieure dont deux côtés disposent d’une galerie voûtée.

 

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Si le premier état du palais remonte au Moyen-âge, l’aménagement intérieur est dû aux travaux menés par François de Barthélémy de Gramont de Lanta entre 1677 et 1716. De cette époque date la monumentale porte de la cour intérieure, ornée d’un blason et située en faut d’une volée de marches de pierre ; au-dessus d’elle, un cartouche décoré de cariatides et de rinceaux siècle portait des armoiries martelées à la Révolution, qui étaient sans doutes celles de François de Gramont.  

 

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Enfin, il faut évoquer, avant de quitter à regret ce beau palais, la façade qui donne sur le parc, majestueuse dans son classicisme épuré.  Ses grandes fenêtres et son corps central flanqué de deux ailes évoquent le raffinement du XVIIIe siècle, où elle fut construite grâce aux libéralités de Mgr. Jean-Baptiste de Maille (dernier quart du siècle).

 

En bref…

 

La Révolution met fin aux beaux jours de Saint-Papoul. L’évêché est supprimé, le cloître sert de carrière de pierre. Le palais épiscopal est acheté par la famille d’Hautpoul, qui fait réaliser la grille actuelle du grand portail.

 

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L'abbaye demeure aujourd’hui un lieu où il fait bon flâner ou rêver. Le mélange d’abandon et de luxe qui règne ici permet de méditer sur les bouleversements de la société au fil des âges, de songer notamment à la puissance qui fut jadis celle de l’Eglise. On peut  aussi s’émerveiller devant les aléas de l’histoire, qui firent ériger une abbaye et un palais épiscopal aussi importants dans une paisible bourgade du versant sud de la Montagne Noire.

 

saint papoul abbaye (13)

 

L’association des amis de Saint-Papoul, très active, a entrepris de longue date la rénovation du lieu ; récemment, le grand baldaquin du cœur a été entièrement restauré, ainsi que les stalles. Qu’elle soit remerciée pour son labeur de longue haleine, qui permet aux visiteurs éblouis de rencontrer ce témoin des siècles passés.

 

Sources

Bulletin de l’association des amis de Saint-Papoul.

L’âge d’or de la sculpture. Artistes toulousains du XVIIe siècle, Somogy.

Jean Odol – Guy Jungblut, L’abbaye de Saint-Papoul, Stéphan Arcos.

Jean-Marie Pérouse de Montclos (dir.) Guide du patrimoine, Languedoc-Roussillon. Hachette.

Jean Rivière (Mgr), La sainteté en pays d’Aude, Brille et Gautier.

 

Pour s’y rendre

L’abbaye et ancienne cathédrale de Saint-Papoul se dresse sur le versant audois de la Montagne Noire, à quelques kilomètres de Castelnaudary.

 

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commentaires

yosemma 12/06/2011 12:52


Merci. Rien de moins. Ce fut une decouverte et je mets ce blog en favori.


Abellion 12/06/2011 15:27



Que dirais-je sinon que tout le plaisir est pour moi ? En espérant vous revoir ici prochainement. Bien cordialement.



feuillye catherine 24/03/2011 12:06


bonjour. je suis dans la redaction d'un livre hstorique sur lombers dans le tarn. entre 1588 et 1633. je suis a la recherche de photos du chateau de ferrals car un de mes personnage, samuel de
rabastens, vicomte de paulin, chef protestant a ete blesse en 1589 juillet ou aout lors d'une mlaencontreuse rencontre avec les troupes de de Joyeuse. samuel a ete blesse et porte au chateau ou il
est mort.
si vous aviez des photos pour que je puisse faire une description ce serait vraiment genialou des contacts qui pourraent me donner des renseignements plus precis sur cette embuscade et surtout la
date de la mort de samuel
merci d'avance
cordialement
c. feuillye


Abellion 29/03/2011 23:05



Je peux vous transmettre des documents contactez-moi à abelyonatorange.fr (remplacez at par @, bien sûr), merci.



Hélène 26/12/2010 16:32


Bonjour, Abellion!
De très bonnes fêtes à vous et à ceux que vous aimez.
Comme j'ai très peu de temps, mon dernier article est aussi pour vous, n'arrivant pas à faire un copié-collé.
Amitiés


Abellion 27/12/2010 18:16



Merci beaucoup Hélène, je passe vous voir dans l'heure, et bonnes fêtes à vous !



Elisabethbaysset 22/12/2010 22:23


Magnifique votre article sur Saint Papoul .EB.


Abellion 27/12/2010 18:16



Venant d'une native de Saint-Papoul, j'apprécie d'autant le compliment. Mille mercis



gene 18/12/2010 23:12


contente de revoir 1 de vos articles . belle abbaye et histoire fort intéressante . bonne soirée


Abellion 21/12/2010 13:42



Merci Geneviève, si j'arrive à vaincre ma répugnance à publier depuis un cybercafé, je devrais en poster deux autres dans les prochains jours... Amitiés