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...qui vous parlent de l'histoire, du patrimoine, des légendes du sud de la France.

Un monde si proche et si lointain de châteaux, de villages perchés, de pics et de forêts profondes s'ouvre désormais à vous.



"Les êtres et les choses sont créés et mis au monde non pour la production mais pour la beauté"
Joseph Delteil

 

"Ne soyez pas des régionalistes. Mais soyez de votre région."

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"Celui qui n'a pas de passion, il ne lui sert à rien d'avoir de la science."

Miguel de Unamuno

17 juin 2010 4 17 /06 /juin /2010 21:43

Elle s'appelait Péronne Bachème. Elle avait trente-cinq ans.  

 

On la disait sorcière.

 

Le 29 juillet 1485, elle fit le tour de sa ville de Labruguière la corde au cou, précédée d'un crieur qui publiait ses crimes. Puis, elle fut attaché à la potence "pour y être brûlée et consumée". Ainsi finit le triste destin d'une femme rejetée par sa communauté.

 

Une question vient d'emblée à nos lèvres : comment en est-on arrivé là ? Il ne s'agit pas de reconduire des stéréotypes dépassés sur des époques réputées obscurantistes, mais de comprendre par quel mécanisme une société finit par charger un individu de tous les maux, se trouve un bouc émissaire. Ce qui est toujours actuel...

 

lunghi capelli della morte (3)

 

Les documents

 

Je n'ai pas consulté directement les documents reliés à cette affaire. Je me fonde sur les extraits qu'en donne Gentil Cormary dans son ouvrage Deux paroisses de la Montagne noire. Le document de la procédure est conservé aux archives du Tarn. Il s'agit d'un assemblage de cinq peaux de parchemin d'une longueur de plus de trois mètres. Il constitue la copie de l'acte original de 1485, réalisée en 1500.  

 

Ce que l'on peut savoir sur Péronne

 

Péronne était née à Burlats vers 1450. Elle avait épousé un enfant de Labruguière, Jean Galibert. Elle était donc une pièce rapportée dans la communauté villageoise. Son mari meurt en 1485. Elle se trouve alors veuve à 35 ans. Le veuvage mettait la femme hors de la tutelle masculine du père ou du mari, et donc pouvait inquiéter les bien-pensants... Il mettait sans doute aussi la jeune femme dans une situation matérielle difficile, avec plusieurs enfants à charge.

 

Evidemment, une telle situation sociale et matrimoniale la prédestinait au soupçon, de toute évidence, tandis que son absence d'instruction et sa pauvreté en faisaient une victime née de l'appareil judiciaire. Celui-ci allait finalement, et fatalement, la broyer...

 

lunghi capelli della morte (5)

 

Une guérisseuse de village 

 

Péronne survit, sans doute difficilement, au sein de sa communauté d'adoption, en pratiquant la médecine empirique. Elle soigne, moyennant rétribution, les diverses maladies des villageois : les femmes qui ne peuvent allaiter, les hommes pris de faiblesse... Illettrée, d'où tirait-elle ses connaissances médicales ? A 18 ans, elle fut servante chez un apothicaire de Lautrec, Antoine Périer. Nul doute qu'elle apprit alors l'usage des herbes et des remèdes, ou encore de quelques potions... Péronne quitta à 20 ans son maître pour épouser Jean Galibert à Labruguière. La mort de Galibert en 1485 marque le début de ses soucis...

   

Comment naît une mauvaise réputation

 

 Est-ce que tout commença par une erreur de médication de la part de Péronne ? C'est fort possible. En effet, un homme pris de faiblesse qu'elle soigna avec une potion serait devenu fou avant de mourir. Lors de son procès, elle fut accusée de l'avoir empoisonné avec un breuvage mêlé de poudre de crapaud et d'araignées...On lui reprocha également la mort d'un bébé qu'elle avait soigné avec une lotion : elle se défendit en disant que les parents n'avaient pas respecté sa prescription et qu'évidemment, elle ne pouvait guérir ses malades à tous les coups...

 

Le reste des accusations semble relever du lot commun de la vie dans les villages : querelles avec les voisins et les gens du lieu, menaces prononcées par elle sur le coup de la colère que bien sûr, lesdits voisins s'empresseront de venir répéter au procès...

 

Curieusement, toutes les plaintes émanent d'hommes. Se sentaient-ils menacés par cette veuve non remariée ? Ou profitaient-ils simplement de sa position vulnérable pour régler des querelles, exercer une vengeance ?

  lunghi capelli della morte (8)

 

Péronne en prison

 

Il faut oublier l'image d'Epinal du procès de sorcière. Ici, ni prêtre ni inquisiteurs : ce sont les autorités civiles qui vont instruire le procès, en la personne de plusieurs notaires et juges dont le principal est Bernard Montaigne, notaire et lieutenant du juge de Labruguière Pierre Boyer ; l'enquête est ordonnée par le seigneur de Labruguière, Antoine de Lautrec, et le coseigneur de la Récuquelle. Jean Dalyère.

 

Sur la foi de plusieurs dénonciations, Péronne est donc arrêtée comme sorcière sur ordre de Lautrec et Dalyère, puis emprisonnée au château de Labruguière. Dans un premier temps, comme aucun légiste du lieu ne veut mener le procès de Péronne, on fait appel à un notaire de Sorèze, Antoine Robert.

 

L'acte d'accusation

 

Le 3 mai 1485 a lieu le premier interrogatoire, qui ne donne aucun résultat. Le lendemain, on fait perquisitionner la maison de Péronne à la recherche d'une poudre maléfique, en vain. Son logis est placé sous scellés et ses enfants en tutelle.

 

Le 23 mai a lieu une audience publique. Péronne est tirée de sa prison et conduite dans la cour du château. Là, le procureur fiscal prononce le réquisitoire :

 

« Péronne, ici présente, femme de J. Galibert, dit le Bâtier, a oublié les commandements et les préceptes de la sagesse divine et, obéissant aux persuasions et aux ruses du diable elle a, à l'aide de poisons, de poudres vénéneuses et de paroles magiques, fait périr plusieurs personnes des deux sexes ; elle en a, par vengeance, empoisonné d’autres, et plusieurs animaux, administrant elle-même le poison ou le faisant administrer, même avec promesse de guérison ; elle a frappé de folie et réduit plusieurs personnes à l'état de bêtes en invoquant les démons, en les appelant à son aide et en leur rendant hommage ; ses crimes sont innombrables et bien prouvés, et au nom de toute la population, je demande une punition exemplaire dans l’intérêt public. »

 

Accusations

 

On n'épargna à Péronne, durant son procès, aucune des accusations que l'on prête traditionnellement aux sorcières. Là sont actualisés les lieux communs d'une littérature du dénigrement.

 

Bien sûr, le coeur de l'accusation est le pacte avec le diable. Péronne était en contact avec un démon nommé Barrabas, qui lui apparaissait sous la forme d'un homme vêtu de noir. Elle lui offrait chaque année un setier de blé en signe d'allégeance. Ce noyau du crime de sorcellerie était assorti de plusieurs autres accusations :

 

-le mauvais oeil. On l'avait vue terrasser des moutons d'un simple regard. Le thème n'est pas nouveau, il remonte à l'Antiquité et on le lit déjà dans les vers de Virgile...  Selon ses accusateurs, Péronne aurait acquis ce pouvoir en tournant le dos au prêtre à l'église, pendant que le prêtre lisait l'Evangile.

 

-l'empoisonnement avec des poudres maléfiques. Là aussi le reproche n'était pas nouveau, avant l'épidémie de chasse aux sorcières, les Juifs et les lépreux avaient déjà été accusés de faire de même au XIVeme siècle.

 

-causer ou empêcher des orages:  autre accusation récurrente des procès de sorcières, qui sera formulée dans le Malleus Maleficarum, le premier manuel de démonologie publié un an à peine après la mort de Péronne (1486). Cette accusation était très grave dans une société agraire en état de famine quasi permanent, et où le moindre phénomène météorologique pourvait anéantir les récoltes.

 

lunghi capelli della morte (10)

 

Péronne face aux juges 

 

Ainsi que le dit Michel de Certeau, dans La possession de Loudun, les procès de sorcières relèvent d'une incompréhension entre deux cultures différentes. Face au savoir des hommes de loi et des ecclésiastiques, les sorcières, dénuées d'éducation et donc des moyens intellectuels de se défendre, sont souvent conduites à une défense maladroite, une protestation inutile et sans valeur aux yeux de leur juges, qui ont leur propre grille de lecture des événements. Péronne, consciente de ce déséquilibre, a demandé un défenseur, en l'occurence un notaire, Martial Bertrand. Celui-ci semble avoir été bien discret durant le procès, d'ailleurs.

 

L'audience du 24 mai 1485 

 

Les juges essaient d'abord de faire avouer à Péronne qu'elle employait dans ses potions des ingrédients qu'ils croient sans doute caractéristiques de la magie noire : fiente de poule, araignée, crapaud... Elle finit par passer aux aveux, éprouvée par l'interrogatoire. Elle dit d'ailleurs au tribunal:

 

« Je ne sais ce que vous voulez dire (en pleurant et levant les mains au ciel) et que maudit soit celui qui m’a mis ici en tel déshonneur pour moi et ma famille. »

 

Elle avoue ensuite coup sur coup avoir été initiée à la magie par une dame de Labruguière, avoir commerce avec le démon Barrabas. Puis, totalement désemparée et effrayée par ses propres aveux sans doute, elle propose maladroitement une compensation financière à ses juges :

 

"Je vous en prie, seigneurs, prenez 20, 30 moutons sur ma dot et mettez-moi en liberté, que je m’en aille loin d’ici pour ne jamais revenir au pays. »

 

Mais elle avait avoué. Il était déjà trop tard.

 

L'exécution

 

Le 25 juin comparaissent les témoins qui l'accablent. Le 29 juillet, Péronne est condamnée. On lui lit en latin la sentence. Elle sera brûlée mais il lui faudra d'abord subir le déshonneur suprême devant tout le village. Elle fait le tour de Labruguière à la suite d'un crieur qui proclame :

 

« Oyez tous. Du mandement de l’honorable Monseigneur Pierre de Boyer, licencié ès-lois, juge ordinaire des lieux de Labruguière et d’Aigrefeuille [La Récuquelle], pour nos seigneurs et coseigneurs desdits lieux, Péronne Galiberte, veuve de Jean Galibert, qui est là derrière, est une empoisonneuse. Elle a empoisonné Jean Colombier, le fils de Jacques, du Reclot ; elle a fait mourir par ses poisons un boeuf de Jean Siguier, le Comprador, et persistant dans ses crimes, elle a aussi empoisonné Jean Fabre, de la Récuquelle, qui mourut subitement, sans confession : elle a encore commis plusieurs forfaits, ainsi qu’il en résulte des informations de la Cour. C’est pourquoi elle est conduite au carrefour de la Récuquelle, où elle sera attachée à un poteau pour y être brûlée et consumée. Et qui ainsi fera, sera ainsi puni. »

 

Puis, une fois le tour fini, elle monte sur un char à boeuf qui la conduit au bûcher, au carrefour des Auriols. C'est là qu'elle mourra, en prières. Il se trouva, dit-on, quelques hommes pour lui lancer quelques dernières insultes... On jeta ses cendres au vent.

 

lunghi capelli della morte (12)

 

En bref

 

Triste destin que celui de Péronne, victime de haines de voisinage et des croyances de son époque. 

 

On reste confondu devant l'application de cette justice impitoyable. On imagine la situation de la pauvresse illettrée face à des accusateurs maîtrisant les arcanes du droit et de la théologie, prêts à guetter la moindre contradiction, le moindre signe de faiblesse de sa part.

 

Toujours est-il que le scénario d'une guérisseuse accusée de sorcellerie est récurrent pendant plusieurs siècles. Un des exemples les plus connus est celui de Katharina Kepler, la mère du célèbre astronome Johannes Kepler. Toutefois, Katharina, contrairement à Péronne, n'avoua jamais malgré la torture ; de plus, elle eut la chance d'être défendue par son fils ainsi qu'un de ses amis juristes, et put ainsi échapper à la peine capitale.

 

Sources

1486. Henri Institoris, Jacques Sprenger, Le Marteau des sorcières- éd. Jérôme Millon (2009).

1934. Gentil Cormary, Deux paroisses de la Montagne noire -librairie Ginestet.

2007. Oliver Astruc, Les Mystères du Tarn-éditions de Borée.

 

Liens

Extrait du chapitre XV des Mystères du Tarn d'O. Astruc, consacré à l'affaire (Google Books).

Lien en anglais sur Katharina Kepler

 

Illustration

Images extraites du film d'Antonio Margheriti, I Lunghi Capelli della Morte (La sorcière sanglante) -1964. Artus Films.

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commentaires

Cécile 08/02/2017 11:13

Ceci n'est que mon ressenti mais cette haine des hommes envers elle ressemble a celle d'amants éconduits. Pour avoir galéré dans ma vie et croisé pas mal de femmes seules qui galeraient aussi je peux vous dire que les hommes sont prédateurs et aptes a proposer la prostitution. M'es avis qu'elle s'est refusé et au marriage alors qu'elle avait une dot : " "Je vous en prie, seigneurs, prenez 20, 30 moutons sur ma dot et mettez-moi en liberté, que je m’en aille loin d’ici pour ne jamais revenir au pays. » donc elle souhaitai rester libre et se débrouiller par ses propres moyens, et qu'elle s'est refusé a toute forme de prostitution que les hommes n'ont pu s'empêcher de souhaiter puisqu'elle était seule. A l'époque il était inconcevable qu'une femme seule soit autre chose qu'une prostituée ou une none.

Hélène, 26/06/2010 01:09


Oui, Abellion; mais à chaque fois qu'un enfant ou une femme se plaint, on dit à présent "souvenez-vous d'Outreau"...
Je passe en courant. Vous ne vous en êtes pas aperçu, mais le feu est arrivé jusqu'à la poudre...
Bonne nuit, Abellion!


Abellion 26/06/2010 07:17



Oui, mais le monde est ainsi fait : les fort abusent de la force et les faibles de la ruse. Les salauds côtoient les mythomanes.


Que de mystères, Hélène ? Que voulez-vous dire avec votre poudre ? e vous envoie un mail pour en savoir plus.


Amitiés



provence.intemporelle.over-blog.com 20/06/2010 22:33


Quelle horreur et ça n'a pas été un cas isolé... commbien sont mortes ainsi...


Abellion 21/06/2010 07:16



Notre siècle, même s'il ne brûlait personne, a eu aussi son lot d'impostures judiciaires : Sacco et Vanzetti, les procès de Moscou, le Mac Cartysme. Quand la justice se met à fonctionner à
vide pour s'acharner sur des boucs émissaires, la conséquence est toujours la même, au XVe s. comme aujourd'hui. Les procès d'Outreau, dans leur déroulement, ressemblent beaucoup aux procès de
sorcières : un juge bien intentionné qui a tendance à trop écouter les divigations de certains témoins...



Hélène, le-calame-et-la-plume. 19/06/2010 22:48


Tadammm! (Me voici...)
La volée de bois vert, Abellion, vous savez bien que j'adore vous titiller...
Entre Gene et Vous, je ne sais plus par quoi commencer!

Tout d'abord, (révérences), merci de nous trouver courageuses... Il me semble que les femmes le sont beaucoup plus pour défendre les gens qu'elles aiment, et compatir et agir dès qu'elles
apprennent que des enfants sont maltraités, (Ce doit être dans nos tripes) que pour se défendre elles-mêmes. Cela, elles éprouvent le plus grand mal à le faire.

Pour en revenir aux femmes ayant "fauté", cependant, rappelez-vous de cette stupide coutume qui voulait que l'on expose le lendemain des noces, le fameux drap censé prouver la pureté de la
donzelle!

Et je connais, à mon âge, beaucoup de femmes divorcées magnifiques, oui, vraiment belles à 50 ans... Qui ne sont jamais invitées à dîner, du fait de la crainte de l'hôtesse...

Abellion, en vérité je vous le dis, mieux vaut être seul et homme, même 1000 fois divorcé, que femme, toujours seule: elle sera toujours la vieille fille ou la tentatrice que tout le monde redoute,
surtout si d'elle émane... Un parfum de liberté!

Pour les jeunes filles-mères, attention, là, c'est extrèmement délicat.
On croit qu'elles sont informées, mais je vous assure, pas tant que cela!
Les pillules progestatives, je dois le dire, lorsqu'elle sont dosées faiblement,
- Coûtent cher,
- Ne sont pas remboursées par la sécu,
- avec 6 heures de retard d'une prise,n'ont plus d'efficacité jusqu'à la fin du mois!

Mais encore: proposée par Simone Weill, la loi pour l'avortement existe dans les textes... Mais en pratique, les listes d'attentes sont très longue, ce qui permet qu'elles se retrouvent bien
au-delà des limites de temps prévus par ladite loi.
Et pourquoi? Avez-vous déjà rencontré une de ces gamines qui a été, lors de sa demande d'accouchement, culpabilisée à outrance... Quand le personnel médical ne refuse pas purement et simplement de
pratiquer cet acte!

Je suis en colère! Pas contre vous évidemment; mais contre ce système débile, qui amène ces jeunes filles à avorter en Belgique ou en Espagne. Combien peuvent se permettre le voyage,
l'intervention, et le luxe de disparaître plusieurs jours! J'ai moi-même escorté ma meilleure amie à Bruxelles... Nous avions 18 ans...
Je ne parle même pas de la douleur causée lorsqu'on "décide" de tuer le bébé qu'on a dans le ventre...

Oui, ce soir, ma colère gronde...Ces gamines, une fois qu'elles ont accouché, se retrouvent peut-être financièrement à l'abri, chez leurs parents...à l'abri, et à leur merci!

Pour les poussettes, vous savez, elles sont à la mode dans toutes les couches et tous les âges de la société. On peut se payer une Mac Laren en roulant dans une 205...

Et, ce qui me glace le plus, ce sont les parents qui programment la venue de leur enfant pour des tas de raisons, entre autres... La raison financière, dans l'autre sens! On veut avoir les moyens
de leur enfourner une cuillère en argent dans la bouche, de mettre de l'argent de côté pour payer leurs études, leur premier appart, (bonjour l'indépendance de ces jeunes!), leur voiture, leurs
études... Que sais-je?
Je peux seulement vous dire que Gilles et moi avons eu nos enfants... Tout simplement... Pour eux. Si on avait attendu d'avoir les moyens, je crois que nous pourrions tout juste en envisager un, à
45 ans...

Voila. C'est probablement votre si longue absence, Abellion, qui a fait que toute cette virulence sorte d'un coup...
Merci d'être là, justement pour ça: vos découvertes me passionnent, mais j'aime peut-être plus encore entreparler avec vous et vos "intervenants".
Voila... Je vous laisse la parole, avec sur les lèvres un sourire que vous ne pouvez voir: (un petit smiley, non? -rires)
Quant-à me regarder les seins, (Où diable pechez-vous des idées pareilles?)... Et bien... (Rougissements) Le test du crayon, ce n'est pas pour demain!
:) :) :)
... Hélène.


Abellion 20/06/2010 20:23



Oui, de plus en plus je constate que vous avez raison : la femme seule est toujours pour la plupart des homes une tentation ou une menace, les deux allant souvent de pair... Menace car elle peut
dire non, et là, bobo à la virilité !


Pour les filles-mère, je ne parle pas de celles qui tombent enceintes par accident, c'est effectivement tragique, mais celles qui font volontairement ce choix, et il y en a. On se demande
effectivement ce qui les motive, celles-là. Egalement, ce qui me gêne, c'est que la maternité soit vécue par beaucoup comme le seul accomplissement qu'elles puisse avoir ou presque: n'est-ce pas
la marque d'une société qui redevient sexiste ?


Au plaisir de discuter avec vous !


Amitiés



Dan et Célia 19/06/2010 17:06


Je cherchais des légendes sur les Pyrénées et je suis tombé sur ton blog qui est très intéressant. A bientôt.
Bon week end.


Abellion 19/06/2010 21:06



Oui, il y a des légendes des Pyrénées, mais ce  récit du procès authentique de Péronne Bachème concerne davantage notre belle Montagne noire (située entre le Massif Central et les
Pyrénées). Une région fascinante que je vous invite à découvrir... A bientôt sans doute.