Le site non officiel du Pays Cathare et du Languedoc (Aude, Haute-Garonne, Tarn, Ariège). Plongez dans la nature, l'histoire et la légende du Sud.

"Des copains sans nombre ont été écrabousés, mis en miettes, un vrai désastre, gradés, hommes, ça tombait comme les semences".
Arthur Mihalovici, poilu, 1918.
"Je ne suis plus qu'un squelette où la figure disparaît sous une couche de poussière mêlée à la barbe déjà longue. Je tiens debout comme on dit en langage vulgaire parce que
c'est la mode".
"On est arrivé à se battre dans les tranchées non avec le fusil et la baïonette, mais avec les outils portatifs : la pelle et la pioche jusqu'au couteau".
Emile Sautour, poilu, 1915.
"Je suis bien blessé. Espérons que cela ne sera rien. Elève bien les enfants, chère Lucie. Léopold t'aidera si je ne m'en sortais pas. j'ai une cuisse broyée et je suis seul
dans un trou d'obus."
Jean Louis Cros (originaire de Rieumes, Ariège), poilu, 1917.
"Si cette lettre vous parvient ça sera que je serai foutu. Je vous prie de ne pas trop vous chagriner".
Léon-Auguste Guirande, poilu, 1915.
"...il me semble qu'il n'y a plus ni jour ni nuit, c'est la même journée qui se prolonge à travers la lumière et l'ombre, parmi les marches forcées et les combats, parmi les souffrances physiques
et morales. La réalité dépasse notre imagination et cela me paralyse d'écrire. Aussi je laisse toute cette histoire que je vous dirai, s'il m'est jamais permis de revenir au monde".
"Il faut bien envisager la réalité, sans se monter la tête : la guerre est comme la fièvre typhoïde : il faut la fuir, mais si on l'attrape, il faut lutter".
Etienne Tanty, poilu, 1914.
Sources.
Monument aux morts de Salsigne (Montagne noire audoise).
Citations extraites de Paroles de Poilus (Librio).