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Le site non officiel du Pays Cathare et du Languedoc (Aude, Haute-Garonne, Tarn, Ariège). Plongez dans la nature, l'histoire et la légende du Sud.

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Les cires anatomiques de la Specola (Florence).


Le musée de la Specola.

Lors de ma visite à Florence, J'ai beaucoup aimé le musée de la Specola qui présente des modèles anatomiques en cire.

Univers vraiment étrange, baroque, que ces modèles de corps humains démontables et parfaitement exacts anatomiquements, qui présentent les os, les veines, etc.


Les cires de la Specola à Florence.


La technique employée à la Specola est la céroplastie, qui consiste à modeler en cire muscles, viscères, os sur l'original. A Florence, l'atelier de céroplastie fut actif de 1771 à 1850 environ.

Ces modèles en cire représentent les parties du corps humain. Le clou de la collection, c'est une femme enceinte en cire, qui porte en elle un embryon développé.

Cire ou plastique?

La collection de Fontana avait pour but l'apprentissage de la médecine, de la chirurgie, de l'anatomie humaine.

La cire était utilisée autrefois en partie de manière utilitaire, parce qu'à l'époque la plastification des cadavres n'existait pas, et que c'était le seul moyen de présenter des échantillons anatomiques aux étudiants en médecine, à part la dissection "en direct".


But de ces cires.

Le but de Fontana, le fondateur de l'atelier de céroplastie de la Specola, n'était pas de s'enrichir. Il voulait juste servir la science.

D'autre part, Fontana poursuivait un but très précis avec ses modèles en cire: rendre l'exhumation de cadavres superflue, en proposant des modèles plus vrais que nature.

Source.

Encyclopedia anatomica (Taschen).

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H
La douleur... Est commune à tous ceux qui doutent, non?<br /> Est-ce la douleur de ne pas savoir,(curiosité intellectuelle), ou celle qui nous remet profondément en question, chaque jour?<br /> Doutons, doutons, mes amis, et profitons de la vie tant qu'elle est là! Car nous sommes en vie, non? Et dans la vie, il y a aussi la joie!
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A
<br /> Rien de plus vrai, Hélène, le plaisir et a douleur ne sont-ils pas les deux faces d'une même réalité si l'on y pense bien ? Tous les deux étant dans la vie par intermittence.<br /> Vive la vie !<br /> <br /> <br />
H
Ma chère Fardoise, cher Abellion;<br /> Il me semble, philosophiquement et étiquement parlant, que nous ne pouvons démontrer la naissance du Monde; pourquoi, comment?<br /> Pas plus que l'on ne peut prouver l'existence de Dieu. Mais on ne peut pas prouver le contraire... Ce qui laisse la porte ouverte pour un choix "libre"", (celui-ci ne venant qu'après le fameux questionnement.)<br /> Etre Athée ou agnostique est une question de vécu, comme le Souligne Abellion, le fruit d'une histoire; et toute position est hautement respectable sur le sujet.<br /> Mais je comprends à quel point ce soit douloureux.<br /> Et il n'est pas non-plus prouvé qu'il n'y ait rien après la vie...
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A
<br /> <br /> Tout cela me paraît très sensé.. pour ma part, je rajouterais que la douleur n'est pas l'apanage du non-croyant, comme l'ont si bien exprimé Pascal ou Kierkegaard... Dès qu'une pensée essaie de<br /> se positionner sur le plan de l'existence individuelle, elle rencontre la souffrance et la perte comme énigme lancinante.<br /> <br /> <br /> <br />
F
Oui Hélène je suis tout à fait de ton avis en ce qui concerne le sacré de la personne humaine, pour ce qu'elle est et pour ce qu'elle a été, c'est bien de cela qu'il s'agit.<br /> Je voulais rajouter que de ne pas croire à une "survie" de l'être après la mort, quel que soit le nom qu'on lui donne, me rend profondément malheureuse, me dire qu'il ne reste rien de ceux qui nous ont quittés est pour moi une torture. Je pense pourtant qu'il faut accepter cette possibilité là aussi, car nous ne savons pas, tout est donc envisageable. Ce n'est qu'une question de croyance pour choisir entre les possibilités celle qui nous semble la plus acceptable à défaut de la plus crédible. Pour ma part je ne suis certaine de rien, ni qu'il y ait quelque chose après la mort, ni qu'il n'y ait rien. Et cette seconde possibilité m'effraie plus que la première, pour moi-même. Ce n'est pas ce que je pensais il y a encore quelques années, j'avais encore des certitudes. A présent j'ai de plus en plus de questions et de moins en moins de réponses. Mais ce sont les questions qui nous font avancer.
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A
<br /> Que dire après tant de bon sens et de sincérité ? Effectivement, il est des questions que l'on ne peut éluder et qui sont nourricières, qui nous aident à mettre en cause nos vieilles<br /> représentations. C'est une nouvelle fois très sain et très stimulant.<br /> <br /> <br />
P
D'accord complètement! Une religion sans questionnement devient du fanatisme...
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A
<br /> Oui, et il me semble que le christianisme en particulier, du fait de son histoire, met un accent particulier sur le rapport entre raison et foi (à part cas pathologiques d'illuminés divers, mais là<br /> cela finit toujours très rapidement en secte).<br /> <br /> <br />
H
Avec beaucoup d'attention, j'ai lu vos questions-réponses.<br /> L'exposition des cadavres de Lyon, comme Abellion, me paraît une hérésie sur deux points. Certes, ce sont des cadavres. Mais qui ne sont pas là dans un but scientifique, malgré ce qu'en dit le directeur de l'expo; ils sont là pour rapporter de l'argent; et plus ils sont montrés dans des postures ridicules, plus ils rapportent! Et cela entretient l'aspect voyeur de nos concitoyens...<br /> De surcroît, ils n'ont aucune valeur esthétique, comme la robe d'os présentée par Fardoise sur son blog.<br /> Quant-au sacré, je pense que oui, un mort est sacré: pas forcément dans le sens religieux, mais, oui, parce qu'il a été une PERSONNE.<br /> L'âme? Là, j'ai du mal, en revanche, à la séparer de la religion...<br /> Pas dans l'optique d'une réincarnation, mais dans le sens d'une vie après la vie. Il m'est impossible de croire qu'après notre mort, il ne reste rien. Cela ne me paraît pas logique, et aussi insupportable. Mais effectivement, on entre là dans un tout autre débat...<br /> Merci à vous deux de nous faire nous poser de vraies questions. L'objectif n'étant pas d'y répondre; car cela ne serait plus qu'une question de foi, ou de croyance!
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A
<br /> <br /> Merci Hélène de cette intervention substantielle et profonde. Il y a là bien du grain à moudre ! Ma position ne diffère guère de la vôtre, que ce soit sur l'expo ou, finalement, sur<br /> l'âme...<br /> <br /> Je trouve aussi très belle la manière dont Fardoise parle de son agnosticisme, en révélant toute son honnêteté intellectuelle en même temps que son ouverture. Il y aurait là bien à apprendre pour<br /> les esprits dogmatiques et intolérants, qu'ils soient croyants ou athées.<br /> <br /> Pour moi, la foi englobe nécessairement le doute, sans quoi elle ne serait pas foi.<br /> <br /> <br /> <br />