Le site non officiel du Pays Cathare et du Languedoc (Aude, Haute-Garonne, Tarn, Ariège). Plongez dans la nature, l'histoire et la légende du Sud.
Pour apporter un complément à cette histoire (et répondre tardivement à l'interrogation d'Abellion suite à mon commentaire sur l'article des hommes sauvages des
Pyrénées): «L'Enfant sauvage» n'est pas une légende. Son histoire est relatée dans un premier temps dans le «Mémoire et rapport sur Victor de l'Aveyron», par le docteur Jean Itard. Elle a inspiré
le réalisateur François Truffaut en 1969. Elle est confirmée grâce aux recherches réalisées par l'Association pour la recherche historique, la conservation du patrimoine et la valorisation du
musée du Vieux-Lacaune.
De Joseph à Victor.
Guy Poujade, président de l'Office de tourisme de Lacaune, la rappelle ici: Nous sommes en 1798. Depuis trois-quatre ans, les paysans qui cultivent les terres situées près du col de la Bassine, à
8 km de Lacaune, aperçoivent un petit être étrange entièrement nu et vivant, a priori, à l'état sauvage. Il est capturé par des bûcherons. Exposé sur la place du Griffoul, pour satisfaire la
curiosité des gens ou dans l'espoir que quelqu'un le reconnaisse, l'enfant parvient à s'échapper. Il est capturé à nouveau en 1799 par des chasseurs et confié à une veuve habitant Lacaune.
Il reste chez elle huit jours, n'acceptant que des glands, châtaignes, noix et pommes de terre pour nourriture. Puis il s'échappe encore. Appelé Joseph, cet enfant semble avoir 11-12 ans. Il est
maigre mais vigoureux, il a la peau fine griffée de cicatrices. Il mesure 1,35 m. Il émet des sons gutturaux et porte une large balafre au niveau de la glotte. Il a un genou déformé et se déplace
plus rapidement avec ses mains et ses pieds que debout. Ses origines familiales restent aujourd'hui incertaines et mystérieuses.
Victor, foyer d'interrogations...
C'est avec sa dernière escapade de chez la veuve que prend fin la vie de Joseph, l'Enfant sauvage de Lacaune, et que commence celle de Victor, l'Enfant de l'Aveyron. En effet, il est capturé une
dernière fois à Saint-Sernin-sur-Rance (à 15 km). Envoyé à Paris, il fait l'objet d'études scientifiques et devient le sujet de nombreuses thèses sur les enfants autistes. Son histoire soulève
encore de nombreuses questions quant à la survie de l'être humain dans son milieu naturel, l'utilisation des sens, le comportement et les compétences cognitives-intellectuelles. (tiré d'un
article du site internet de la Dépêche).
Merci Promethazine de ce commentaire si substantiel ; je ne peux faire moins que de le publier en article, au même titre que les réflexions fort intéressantes de Fée des Agrumes
sur le sujet.