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Merci à vous deux pour ce sujet. J'ai été très intriguée par la question des enfants sauvages dans mon adolescence
et finalement, c'est auprès de Boris Cyrulnick que j'ai trouvé des éclaircissements sur ces questions.

Affectivité et langage.
Les humains ont une capacité d'adaptation énorme qui nous a permis de survivre depuis des milliers d'années. Cependant, il est important que le petit d'homme ait des supports affectifs à des
moments clés de son développement. Ainsi, par exemple, le langage. Si personne ne parle avec l'enfant à un âge donné, la partie du cerveau propre au langage ne se développe pas et passé ce
moment, il est impossible à l'enfant d'apprendre par la suite à parler en dehors de traits très rudimentaires.
L'homme sauvage neuronal
Certains neurones, certaines parties du cerveau ne se développent que sous l'effet d'une "hormone" ( j'ai oublié ce que c'était exactement) émise suite à des caressess et des attentions
affectives. le débat entre culture et nature est très ancien et mon ami Boris m'amène à penser , encore lui , que nous sommes faits des deux, que nous sommes hommes parce que nous avons les deux.
Les enfants sauvages vivent en portant en eux des carences lourdes qui les ont empêché d'être humain. Parce que l'essentiel est la relation à l'autre humain. Vaste sujet...
Question d'éducation.
La question de l'éducation forcée des enfants sauvages parle surtout de la société qui a voulu l'infliger; Ce serait dfiférent de nos jours... peut être plus pernicieux au regard des pratiques à
l'encontre des populations indiennes des forêts profondes. Ecore que ce ne sont pas des êtres détachés et isolés affectivement.
il est possible d'apprendre d'autres sons au delà de 5 ans mais c'est un travail d'abord physique puis de ré écoute et enfin de production;
ne soyons pas pessimistes pour nos sociétés, les humains ont tellement de ressources et de créativité. il y en aura tjs qqns pour rattraper les âneries d'autres ou leur ouvrir les yeux.
Mon espoir fou, toujours.
Ps...
Produire un son ce n'est pas parler et encore moins communiquer; le langage est sonore mais aussi muet, par le corps.
Le langage nécessite la relation à l'autre.
Je pense aux sourds-muets qui ont été considérés idiots pendant des siècles alors qu'ils leur manquait simplement un moyen de communication autre que verbal. En relation avec d'autres au moment
clé, ils sont parfaitement capables de communiquer. Un autre sans problème physique mais carencé relationnellement à cet instant n'apprendra jamais à parler.
Il me semblait important de faire la part des choses craignant de m'être mal exprimée auparavant.
Merci à Fée pour ces réactions à l'article d'Hélène, au com de Franck et au mien, qui dans les éléments médicaux et psychologiques qu'elles apportent, me semblent complémentaires du
point de l'éclairage historique de Promethazine.
Et surtout, merci à Hélène dont l'article talentueux a permis de lancer ce débat passionnant.
J'espère qu'aucun de vous trois ne se sentira trahi par la présentation que j'ai donné de ses textes... N'hésitez pas à m'adresser critiques et suggestions le cas
échéant.