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Le site non officiel du Pays Cathare et du Languedoc (Aude, Haute-Garonne, Tarn, Ariège). Plongez dans la nature, l'histoire et la légende du Sud.

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Débat : femmes et monstres dans les légendes.

La  Chapelle St Sauveur et sa légende: Correspondance et essai d’articles sur le sort des femmes et des « Créatures monstrueuses » dans notre histoire.



Extraits de correspondance
 :


Hélène
 : « Abellion, quelle merveille encore !

La pauvre Xaindia qui passe pour cupide parce qu’elle a plus de courage que les autres ! (M’est avis que l’origine de ces légendes réside surtout dans le fait que les pères n’avaient pas envie de se retrouver avec des filles-mères sur les bras.(…)

Et le pauvre Basa Jaun, nous conterez-vous un jour son histoire ?


Abellion 
: « J’aime bien votre manière d’inverser ou de détourner le sens de ces légendes, c’est toujours très amusant !

Votre manière de prendre le parti de ceux qui transgressent les interdits, ou bien des êtres monstrueux ou apparentés… permet sans doute une autre approche de ces légendes. »




Hélène 
: «  Votre remarque m’a donné envie de réfléchir sur la condition de la femme à travers les âges(…) si cela vous intéresse ! (…) »


Abellion 
: « le monstrueux, dans les mythologies, les légendes, est à la fois un signe du sur-humain, (le divin), et du sous-humain (Le diable, l’animal)

Plus qu’un repoussoir, le monstre est peut-être un moyen que nous avons trouvé pour projeter les ambiguïtés de notre nature. »


Hélène
 :  « Ouh.. Je n’avais envisagé la chose qu’au point de vue social : « Monstre= être différent »…

Cela voudrait-il dire que moins nous assumons nos ambiguïtés, plus nous croyons ou aidons à faire circuler ces légendes ? »

 

      ( … A VOUS L’HONNEUR d’ouvrir ou de clore le débat…

      LN)

Ma foi, je dirai que j'ai exprimé son point de vue... Que ceux qui passent par ici nous disent à leur tour ce qu'ils en pensent !

Abellion.

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C
Ha les croyances ! Pas toujours vrai , ni faux mais pour éduquer il fallait en dire . Enfin croyons ou pas ! <br /> Sinon mon petit doitg me dit que je repasserai bien de ton côté l'été 2010.
Répondre
A
<br /> <br /> Pour moi; les croyances sont relatives à un état du savoir. Généralement, on en a spontanément sans s'en rendre compte. Mais il faut faire l'effort de les remettre en cause ou de les adapter<br /> lorsqu'elles heurtent l'évolution des connaissances scientifiques, ou de la vie en société.<br /> <br /> Eté 2010 ? Si loin ? Dommage ! Mais ce sera alors avec plaisir que je te servirai de guide !<br /> <br /> <br /> <br />
G
j'ai lu ce que Françoise Héritier a dit. c'est sur que ce qui n'est pas compris engendre des peurs , mais elle dit aussi qu'au départ la femme était vénérée et qu'il y a eu changement, et se demande pourquoi les femmes se sont laissées faire? Là , je pense que les religions n'y sont pas pour rien.Et elle dit aussi 500 ans pour l'égalité totale. bonne fin d'après midi.
Répondre
A
<br /> Il me semble pour avoir lu certains anthropologues qu'ils se disputaient sur la question de savoir si oui ou non avaient existé, dans la préhistoire, une civilisation où les femmes exerçaient le<br /> pouvoir politique et-ou religieux. En théorie, cela ne me semble pas impossible; car ce qui peut être objet de peur peut aussi être objet de vénération.<br /> <br /> Les féministes américaines soutiennet souvent la thèse d'une civilisation matriarcale originelle. Toutefois, beaucoup d'anthropologues semblaient penser qu'une telle civilisation n'avait jamais<br /> existé, mais qui sait ? on en est réduit aux conjectures, comme pour tout ce qui touche les civilisations sans écriture du passé. Les vestiges archéologiques de déesses-mères ne prouvent pas grand<br /> chose... Après tout, des tas de société profondément machistes vénéraient des déesses et des figures féminines, ce n'est pas contradictoire... (ex: les Grecs et Athéna, etc.) A ce moment là, cela<br /> voudrait dire, pour certains, que la condition inférieure des femmes est aussi ancienne que la vie en société.<br /> <br /> il existe toutefois certaines civilisations en Asie où ce sont des femmes qui ont un rôle social et symbolique important : je pense à la l'ethnie des femmes-fleurs en Chine, sur laquelle j'avais vu<br /> un reportage. Mais combien de sociétés comme celle-là dans le passé ? On ne le saura sans doute jamais.<br /> <br /> Certaines conceptions religieuses, mais aussi les habitudes sociales, les décisions politiques, le "plafond de verre" dans les entreprises, tout cela montre que le machisme se nourrit et s'incarne<br /> dans tous les niveaux de pouvoir, et est bel et bien une réalité pratique et concrète des rapport sociaux avant d'être une idéologie et une représentation.<br /> <br /> De toute façon, il est évident que tant qu'un nombre  de femmes au moins égal à celui des hommes n'arrivera pas à des postes de décisions sur tous les plans, cela n'a guère d'occasion de<br /> changer, non ? Je suis pour ma part assez pragmatique, je pense que ce sont des individus concrets qui, en agissant, arrivent à faire changer les choses et les mentalités. on ne<br /> peut comme voudraient nous le faire croire nos gouvernants, légiférer pour éradiquer certaines mentalités.<br /> <br /> Ce sera donc sans doute un travail de longue haleine. Avec tristesse, je pense effectivement que 500 ans suffiront à peine à cette égalité, que, pour ma part, je souhaite bien évidemment.<br /> A bientôt.<br /> <br /> PS: Hélène, vous aviez lancé ce débat, où êtes-vous ma chère ? Je pense que les visiteurs seraient heureux de discuter avec vous ! Please, appear !!!<br /> <br /> <br />
G
contente de vous lire, je recommence , mon com passe pas , ça devient une habitude chez over-blog!!!! débat intéressant. je pense que les monstres, les êtres malfaisants de toues sortes sont le reflet de la partie noire de tout être humain . Comme l'humain a la capacité de créer , il a créer toutes ses histoires à son image ou son idéal à travers les dieux, les fées les héros...Les femmes ont surtout été diabolisées par les religions monothéistes. Ah bientôt!
Répondre
A
<br /> Oui, monstres et fées sont des expressions de notre imaginaire qui traduisent nos émotions...<br /> <br /> Quant à la stigmatisation des femmes, elle semble remonter bien plus loin que les religions monothéistes, si l'on lit des anthropologues comme Françoise Héritier. La notion d'impureté associée aux<br /> femmes est une constante que l'on trouve dans beaucoup de cultures autour du monde, et elles sont liées au fait que, pendant longtemps, on a ignoré le fonctionnement du corps féminin et que l'on a<br /> interprété des phénomènes physiologiques, les règles en particulier, comme des formes de "souillures", voire de "maléfice".<br /> <br /> Je pense qu'ensuite diverses cultures ont pu interpréter cette souillure de différentes manières, en fonction de la vision du monde, des connaissances "scientifiques" disponibles ou de la religion<br /> dominante. C'est un ensemble "multi-factoriel", si j'ose m'exprimer ainsi, mais qui repose sur une sorte de peur "ancestrale" du corps de l'autre, et qui semble bien remonter très, très<br /> loin dans l'histoire humaine.<br /> <br /> Heureusement, la science a permis de mieux comprendre certaines choses ! Et les mentalités ont évolué (avec un certain temps de retard, bien souvent)...<br /> <br /> Merci de votre commentaire enrichissant.<br /> <br /> <br />
J
certains les disent monstrueuses et pour cela les cachent sous des burkas, d'autres au contraires, les montrent nues, afin de leur enlever leur dignité.<br /> toutes les femmes sont des sorcières, il faut qu'elles le soient pour apporter un peu d'humanité a ce monde de fous.<br /> <br /> cela mis a part, je suis ravie d'avoir des nouvelles d'Abélion et d'LN<br /> <br /> bises<br /> moune
Répondre
A
<br /> Etre objet de désir n'a jamais empêché de paraître à d'autres égards monstrueux... Voir les histoires de femmes-vampires, par exemple.<br /> <br /> Les hommes furent (et sont peut-être encore) d'autant plus fascinés par les femmes qu'il projettent sur elle des traits diaboliques, monstrueux, etc : une sorte de "goût de l'interdit", ou quelque<br /> chose de cet ordre. <br /> <br /> Il faut relire les beaux livres de Max Milner, ou de Mireille Dottin qui analysent bien cela dans la littérature de la fin du XVIIIe au début du XXe siècle.<br /> <br /> On a ainsi pu déconnecter les femmes réelles de leur image fantasmée telle qu'elle peut apparaître dans la séduction ou l'imaginaire (la séductrice, la goule)...<br /> <br /> Ravi d'avoir de vos nouvelles aussi.<br /> Amitiés<br /> <br /> <br />